ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ
ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ
ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ
ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ
ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ
ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ
prenom arabe:
Prenons quelques exemples de prénoms arabes tels : Hirmân (frustration), 'Itâb (réprimande), Wa'd (promesse), Haykil (squelette! mais aussi autel, sanctuaire), Sarîr (« sourire » mais aussi « lit » ), Nidhâl (lutte), Sumûd (résistance), 'Afâf (chasteté), Sâlha (valable), etc. Il est clair qu'ils véhiculent une sémantique, la plupart du temps inconsciente, évidente.
Les prénoms tunisiens et arabes en général peuvent être classés selon plusieurs axes inconscients. Ainsi, il y aurait des prénoms qui se situent par rapport à :
l'axe temporel, la durée, la continuité, le passé, le futur, l'espoir et la vie. Ce sont par exemple Omar, Omur, 'Ammâr, Khulûd, Fraj, Hayât,
L'axe de la santé: Slîm, Selim, Salmâ, Sâlma, (sain/saine),
La propreté (physique ou spirituelle) : Tâhir, 'Afâf (propre, chaste, vierge),
Le conflit : 'Intisâr (triomphe), Nidhâl (lutte), Sayf (épée), Mundhir (Avertisseur), Sumûd (résistance), Borhâne (preuve),
Sagesse et raison : Rashîd, Rashîda, Hakîm (sages), Mâhir (intelligent), Adel (le juste), mais aussi Mehdi,
L'axe de la morale : Dhamîr (conscience morale), Som'a (réputation mais aussi < minaret »),
L'axe symbolique : Sâmi (sublîme), Ramzî (arabe littéraire « symbolique », arabe parlé : « mon symbole » ), Riadh (arabe littéraire pluriel de Raoudha «jardin » , arabe parlé : « calme »), Hédi / Hédia (calme), Sadok (celui qui dit la vérité), Mokhtar (arabe littéraire : « l'élu » , sens implicite en arabe parlé : « la tête ailleurs » ), Mongi (sauveur), Moncef (le juste), Moslih (correcteur! réparateur).
D'autres prénoms sont plus rares, exemple : Gharîb (étranger), Alâuddîn (Aladin).
* Des prénoms de tendresse, de beauté et de relations amoureuses :
Jamîla (belle), Fâtin (très belle), Hasnâ (très belle), Sahar (ensorcellement), Dalîla, Dalâl (caprice), Nûr, Munîra (illumination), Sahrazâd, Zubayda, (personnages des mille et une nuits), Nâhid (en rapport avec le soupir, mais aussi avec les seins). 'Ashwâq (manques et envies), Habib, Habiba, Mahbûba (en rapport direct avec l'amour; respectivement : l'aimé et l'aimée), Zohra (fleur), Nâdia (celle qui appelle), Hûrya (nymphe), mais aussi « humide » qui manque de rayons de soleil, Surûr (joie), Sârra (joyeuse), Hâjer (celle qui quitte), Rawiya, (désaltérée), Nâdra (rare), Yûsuf (Joseph le beau), Znikha (de Zulaykha, l'épouse de Putiphar, archétype de la séduction féminine), Rym, (gazelle), Sâlha (valable!), Chafik (celui qui a le c½ur tendre), Said / Saida (heureux, heureuse).
Prénom et Sunna
Selon un hadith du Prophète, tout nouveau-né est tributaire de sa aqiqa (sacrifice) qui lui est sacrifié le 7e jour (généralement un mouton), de sa première coupe de cheveux et de sa nomination [7] (Sâbiq, 1971).
Selon un deuxième hadith, la prénomination est un droit que l'enfant a sur son père[8] (Jouili, 1992).
Le Prophète conseille les ism : Abd-Allâh et Abd-Arrahmân et déconseille les prénoms Yasâr (gauche), Rabâh (gain), Nâjih (réussi), Baraka (bénédiction) et autres, car ils peuvent soit être de mauvais augure et à connotation funeste (Yasâr = gaucherie), soit avoir un sens opposé à la réalité (Rabâh peut être en fait quelqu'un de toujours perdant) (AtTirmidhî, 1968). Nous sommes là dans ce qui s'appelle « les prénoms opposés » (asmâ-ul-adhdâd) ou les prénoms à effet inverse.
Le Prophète était sensible à cette dimension sémantique des prénoms et n'hésitait pas à changer certains d'entre eux. Ainsi, Zaynib Bint Jahch, une de ses épouses, avait pour prénom Barrata. Il l'a renommée Zaynab. Une seconde épouse Bint al-Hârith avait aussi pour prénom Barrata. Il l'a renommée Juwayriya. II disait qu'il ne voulait pas entendre qu'on dise de lui qu'il vient de quitter Barrata (du birr) c'est-à-dire la piété (Sabiq, 1971).
Dès les débuts de l'islamisation, l'attitude du Prophète a été d'intervenir directement au niveau du choix du ism pour nommer les nouveau-nés et renommer les nouveaux convertis. Il disposait là d'une arme onomastique indéniable. Ainsi, il a changé le nom de trois personnes qui s'appelaient al-As (le rebelle) en les nommant Abdallâh (esclave de Dieu). Il s'agissait de : Abdallâh Ibn Amr Ibn al-As, de Abdallâh Ibn Omar Ibn alKhattâb, et de Abdallâh Ibn al-Hârith (Ibn Ahmad, s.d.).
Les nouveaux ism ont été choisis par le Prophète et, plus tard, entre les années 13-24 de l'Hégire/634-644 de l'ère chrétienne, par le calife Omar, son second successeur. Le choix du ism doit répondre à deux principes :
- d'abord la structure du nom, le Prophète disait à ce propos : « si vous donnez des noms, que ce soient des ism composés avec abd (esclave, serviteur [de Dieu]) » (Sublet, 1991).[9]
- ensuite l'aspect purement esthétique. À ce propos, le Prophète disait : « Au Jour de la Résurrection, vous serez appelés par votre nom et celui de vos ancêtres, prenez des noms gracieux » (id.).
Traditionnellement, la cérémonie de l'imposition du prénom à l'enfant passe par deux étapes. À la naissance, on prononce à l'oreille du nouveau-né les paroles de l'adhân (appel à la prière). C'est une sorte d'initiation à la religion, une réception officielle dans l'Islam. Mais c'est aussi une occasion pour que le premier nom entendu par l'enfant soit celui de Dieu. Quelques jours plus tard, on donne à l'enfant son prénom. De nos jours, le prénom peut être choisi bien avant la naissance du bébé.
L'onomastique maghrébine: essai de classification
Prénom masculin et prénom féminin
L'usage de la prénomination maghrébine et arabe en général fait que la différence est généralement assez nette entre le genre masculin et le genre féminin. La frontière entre les sexes est plus ou moins bien gardée par une couverture nette : le prénom. Le prénom masculin a toujours cherché à se différencier de celui féminin par le fait que ce dernier comprend généralement la désinence, la terminaison en a, exemples : Châdli / Châdliya, HabîblHabîba, etc. Cependant, il nous suffit de penser aux prénoms Talha, Usâma, Hamza, etc. qui sont des prénoms d'hommes et qui se terminent en a pour réaliser que ce critère n'est pas toujours valable.
Par ailleurs, nous avons de nos jours de plus en plus de prénoms « unisexe » tels Rajâ qui est aussi bien un prénom féminin que masculin, mais aussi Wi'âm, Sabâh, etc.
Par rapport à l'histoire
- Le patrimoine extérieur à l'Islam
Les prénoms maghrébins attestent de l'existence d'un patrimoine extérieur à l'Islam. On trouve encore des survivances :
berbères : Qsîla (de Kusayla),
gréco-byzantines, carthaginoises, romaines : Ellyssa (Reine Didon), Hannabal (Hannibal), SkandarlSkandra (de Alexandre), Dalenda.
juives, anglaises, russes, iraniennes etc. : Sonia, Linda, Nûrchâne, Shahnâz.
- Le patrimoine pré-islamique
Prénoms arabes anciens : Hasan, Ahmad, Asad, Muhammad, Yâzîd, 'Amr, Zubayr, Zaynab.
Prénoms bibliques : Ce sont à l'origine des prénoms cités dans la Bible et qui ont été par la suite repris dans le Coran non sans modifications. Ce sont surtout : Ibrâhîm (Abraham), Ishâq (Isaac), Mûsâ (Moïse), 'Isma'îl (Ismaël), 'Isâ (Jésus), Yûsuf (Joseph), Maryam (Marie, unique prénom féminin dans le Coran).
- Le patrimoine religieux arabo-musulman
* Les prénoms liés à Dieu, le Coran et la Sunna
Dieu : Il est dit dans le Coran que Dieu a les plus beaux noms : « Les plus beaux noms appartiennent à Dieu. Invoquez-le par ces noms ». [10]
Par ailleurs, tout bon musulman prononce la formule indispensable bismillâh (au Nom de Dieu) avant d'entamer une activité quelconque, le sujet se plaçant ainsi sous son égide et sous sa protection.
Par rapport à cela, nous relevons la fréquence des prénoms composés à valeur mystique : Ces prénoms sont formés : de Abd, vocable de piété signifiant « adorateur », « serviteur » , « esclave » suivi :
soit du mot Allah : Abdallâh,
soit de l'un des 99 noms divins qui marquent les qualités infinies de Dieu (Gimaret, 1989) : Abd al-Qâdir (serviteur du puissant), Abd al-Magîd (serviteur du glorieux), Abd al-Rahmân (serviteur du miséricordieux), etc.
Le Coran : Des prénoms sont directement puisés des titres de sourates du Coran. C'est le cas pour Imrân (titre de la 3e sourate), An'âm (altéré en In'âm), (6e sourate), Tahâ (20e sourate), Nûr (24e sourate), Yâsîn, titre de la 36e Sourate), Najm (« l'étoile » , 53e sourate), Tarek (86e sourate), Chams (« le soleil » , 91e sourate), Dhuhâ (93e sourate), Quraych (nom de la tribu du prophète, 106e sourate), Kaouthar (« le paradis » , 108e sourate), Nasr (« la victoire » , 110e sourate). Mais nous trouvons également le prénom Âya (verset). Tous ces « choix » (conscients ou inconscients) témoignent du poids de la dimension religieuse dans la sélection des prénoms de nos enfants.
La religion : Des prénoms peuvent être composés du mot dîn (religion) précédé par un substantif, exemple : Nûr al-dîn (la lumière de la religion), Sayf al-dîn (l'épée de la religion), Chams al-dîn (le soleil de la religion), etc. D'autres prénoms relèvent du découpage (calendrier) religieux du temps : ils sont tirés des noms des mois lunaires sacrés de l'Islam essentiellement : Rajab, Cha'bân et Romdhân. L'usage de ces prénoms est encouragé indirectement par un hadith du Prophète selon lequel Rajab est le mois de Dieu, Cha'bân le mois du Prophète et Romdhân (Ramadan) le mois du peuple.[11]
En ce qui concerne les noms des anges, seul celui de Radhwân est conservé par la tradition locale. Les quatre principaux noms des anges (Jibrîl, Mikâ'îl, Isrâfil et 'Azra'îl) sont extrêmement rares. Par contre, on trouve le mot « ange » lui-même en tant que prénom : Malâk et Malak qui signifie également « roi ».
Le Prophète : Les prénoms les plus utilisés sont ceux du Prophète : Muhammad, Bilgâsim (tiré de sa kunya : Abu l-qâsim « père de Kasem ») et Mustafâ (élu), et les équivalents du premier : Mhammid, 'Ahmid, Hmid, Hmîda, Hammâdi, Hammûda, Hamda et Hamdi, prénoms qui renvoient au hamd, c'est-à-dire à la louange et à la gratitude. Mais d'autres prénoms sont également utilisés. Ce sont des prénoms composés de Muhammad suivi par un autre prénom, ex : Muhammad-Hâdi, Muhammad-Sâdiq, Muhammad-Riadh, etc. On note également l'usage du prénom Arbi / Arbia (l'arabe), adjectif du Prophète.
Les Califes : al-Siddiq (le véridique = Abû Bakr ou Bubakr), Omar, Othmân et 'Ali.
Les compagnons du Prophète : (As-sahâba) : Anas, Zubayr, Mu'adh, Bilâl, Khâled, etc.
Les membres de sa famille :
son grand-père: Abdel-Mottalib.
son père : Abdallah.
sa mère génitrice : Amîna, altéré en Amna.
sa mère nourricière: Halîma, altéré en Hlîma.
ses épouses : surtout Khadîja et 'A'icha, altérés en Khdîja et 'Ouisha, mais également Safiyya et Zaynab.
ses enfants : Ad qâsim, 'Ibrâhîm (et selon d'autres sources : At-Taiéb, At-Tâhir et Abdallah tous garçons décédés en bas âge), Zaynib, Ruqayya, Om Kulthûm et Fâtima (altéré en Fatma, Fâfa, Fafâni).
ses petits-enfants : Hasan et Husayn.
ses oncles: 'Abbas et Hamza.
son fils adoptif : Zayd.
* Les prénoms liés aux traditions
- Ce sont en premier lieu les prénoms des saints, walis et marabouts : Tijâni, Châdli, Jilâni, Sahbi, des plus importants à valeur mystique aux plus locaux à valeur « terrestre ».
- D'autres prénoms sont donnés en l'honneur de la ville sainte : Makki (de La Mecque), ou de la terre sainte : Tuhâmi (de Tehama, nom d'une tribu de l'Arabie Séoudite), ou encore de quraych (nom de la tribu du Prophète).
- Le patrimoine « naturel » : Les astres : Gamra (lune), Chams (soleil), Nijma (étoile), Zohra (la planète Mars), mais aussi Laylâ (altéré en Leila : nuit), Chihâb (étoile filante), etc. Les pierres précieuses : Jawhir, Jûhir/Jûhrâ (perle), Yaqûta (rubis), etc. Certaines divisions du temps : Jim'a (vendredi), Khmîs (jeudi, 5e enfant, porte-bonheur). La nature : Jnîna (jardin), Kaouther et Ferdaous (paradis).
- Le patrimoine « physique » : Laz'ar, Za'ra (le blond, la blonde).
- Le patrimoine animal : Burni (Faucon, aigle), Ghzâla (gazelle) ou végétal : Tuffâha (pomme), Yasmîn (jasmin), 'Ouarda (rose) et Ourida (petite rose), Zouhayra (petite fleur), etc.
- Le patrimoine « abstrait » : Il s'agit de prénoms à caractère intellectuel et abstrait, exemple : Tawj'iq, Nâjih, Najâh (réussite), Fikrî (« intellectuel »ou « ma pensée » ), Mâhir (intelligent), Nafisa ou Nfisa (précieuse), etc.
ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ
ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ
ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ
ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ
ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ
ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ
et plus tard quand votre enfant sera plus grand faite attention qu il ne s egard pas sinon la mere des enfant perdu viendra le chercher et apres sa sera fini terminer vous pourrer lui dire adieu il sera trop tard